6 Mars

Le Concert Brisé
1500-1700: Traces d'improvisation

Odile Bernard: Flûte à bec
William Dongois: Cornet à Bouquin
Pierre Gallon: Clavecin

Au début était le son...Puis vint sa notation. L’improvisation est la genèse de la musique. Dans notre culture, l’improvisation des moines et chantres du XVie siècle donne naissance à la polyphonie dont sont issues, trois siècles plus tard, la conception harmonique, puis la tonalité. Jusque 1600 et la naissance de la musique baroque, dans les partitions, seul ce squelette (polyphonique et harmonique) est exprimé par la notation et il sera naturellement habillé de virtuosité, d’ornements et de diminutions, qui sont la trace du geste de l’exécutant /improvisateur. Cet «habit» sera peu à peu noté et deviendra la norme de l’écriture permettant à la partition de se rapprocher de l’exécution. Ce programme propose aux auditeurs le chemin inverse: aller des «folia» et chaconnes de Corelli, écrites vers 1700 (des basses obstinées idéales pour l’improvisation) au répertoire des années 1500. La musique écrite alors selon des conceptions néo-platoniciennes, voulait exprimer la perfection du monde et agir sur l’auditeur comme «thérapie de l’âme» grâce aux nombres incarnés tant dans les partitions que dans les improvisations empreintes des «divines proportions». L’improvisateur est alors le médium entre le compositeur et l’auditeur. Lors de ce concert vont revivre peu à peu les musiques du violoniste de génie Heinrich Schmelzer, de l’organiste Henrich Scheidemann, du chantre et maître de chapelle Pier Luigi da Palestrina et de l’éditeur Pierre Attaignant dont les musiques notées nous transmettent la trace des gestes improvisatoires de la musique vivante du passé que nous pouvons ainsi grâce aux partitions et connaissances annexes restituer aujourd’hui.


Reid Hall, 4 Rue de Chevreuse, 75006 Paris, métro Vavin
20h
15 euros, Tarif réduit 10 euros

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